Bilan 2001 des changements climatiques :
Rapport de synthèse
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6.9 La réduction des émissions de gaz à effet de serre nécessaire à la stabilisation de leurs concentrations atmosphériques devrait retarder et atténuer les dommages dus aux changements climatiques.

 
6.10 Des mesures de réduction (atténuation) des émissions de gaz à effet de serre diminueraient les pressions exercées par les changements climatiques sur les systèmes naturels et humains. Une augmentation plus lente de la température moyenne mondiale et de l’élévation du niveau de la mer donnerait plus de temps pour s’adapter. Par conséquent, les mesures d’atténuation devraient retarder et atténuer les dommages dus aux changements climatiques, ce qui produirait des bénéfices environnementaux et socio-économiques. Des mesures d’atténuation et leurs coûts associés sont évalués dans la réponse à la Question 7.

GTII TRE Sections 1.4.3, 18.8, & 19.5
6.11

Des mesures d’atténuation visant à stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre à des niveaux inférieurs offriraient des bénéfices accrus du fait de la réduction des dommages. Une stabilisation à des niveaux inférieurs diminue le risque de dépassement des seuils de température pour les systèmes biophysiques dans lesquels ces seuils existent. La stabilisation du CO2 à 450 ppm, par exemple, devrait avoir pour effet une augmentation de température moyenne mondiale en 2100 de 0,75 à 1,25°C de moins que celle estimée pour une stabilisation à 1 000 ppm (voir Figure 6-2). A l’équilibre, la différence est de 2 à 5°C environ. L’étendue géographique des dommages ou de la disparition des systèmes naturels et le nombre de systèmes affectés, qui augmentent avec l’ampleur et le rythme des changements climatiques, seraient moindres pour un niveau de stabilisation inférieur. De même, pour un niveau de stabilisation inférieur, les effets des phénomènes climatiques extrêmes seraient moins graves, moins de régions seraient affectées par des effets négatifs nets sur le marché, les incidences à l’échelle mondiale seraient moindres et le risque de phénomènes à grande échelle et effets majeurs serait réduit. La Figure 6-3 contient un résumé des risques de changements climatiques ou de causes d’inquiétude (voir Encadré 3–2) ainsi que les fourchettes de variations de température moyenne mondiale en 2100 estimées pour différents scénarios11.

GTI TRE Section 9.3.3 & GTII TRE Sections 1.4.3.5, 5.2, 5.4, & 19.3-6
6.12

A l’heure actuelle, il n’y a pas d’estimations quantitatives complètes des bénéfices de la stabilisation à différents niveaux de concentration atmosphérique des gaz à effet de serre. En dépit de l’amélioration des connaissances sur l’aspect qualitatif des incidences des futurs changements climatiques, les incidences qui en résulteraient en fonction des scénarios ne sont pas complètement quantifiées. Étant donné les incertitudes concernant la sensibilité du climat et les profils géographiques et saisonniers des variations de température, des précipitations et d’autres variables et phénomènes climatiques prévus, on ne peut prévoir spécifiquement les incidences des changements climatiques pour des scénarios d’émissions individuels. Les processus clés, les sensibilités et les capacités d’adaptation des systèmes face à l’évolution du climat sont également entachés d’incertitude. En outre, des effets, tels que la modification de la composition et de la fonction des écosystèmes, l’extinction des espèces, et des modifications dans le domaine de la santé, ainsi que la disparité de la répartition des incidences sur les populations, ne peuvent pas être facilement exprimés en unités monétaires ou autres unités communes courantes. Ceci explique pourquoi la compréhension des bénéfices des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, y compris des mesures de stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre à des niveaux spécifiques demeure incomplète et pourquoi on ne peut pas comparer directement ces bénéfices aux coûts d’atténuation pour estimer les effets économiques nets de l’atténuation.

GTII TRE Sections 19.4-5
 
Figure 6–3 : Les risques de dommages dus aux changements climatiques seraient réduits par la stabilisation des concentrations de CO2. Les risques d’effets négatifs dus aux changements climatiques sont décrits pour des variations de température moyenne mondiale d’ampleurs différentes, où les variations de température moyenne mondiale servent de données indirectes en ce qui concerne l’ampleur des changements climatiques. Les estimations des variations de température moyenne mondiale d’ici 2100, par rapport à 1990, sont indiquées à droite de la figure pour des scénarios qui conduiraient à la stabilisation des concentrations atmosphériques de CO2, ainsi que pour l’ensemble des prévisions du RSSE. De nombreux risques associés à un réchauffement de plus de 3,5ºC d’ici 2100 seraient prévenus par une stabilisation des concentrations de CO2 égale ou inférieure à 1 000 ppm. Une stabilisation à un niveau inférieur diminuerait encore plus les risques. Le blanc indique une zone neutre, ou de faibles effets ou risques négatifs ou positifs ; le jaune indique des effets négatifs pour certains systèmes ou de faibles risques ; et le rouge indique des effets négatifs ou des risques plus étendus et/ou de plus grande ampleur. L’évaluation des effets ou des risques ne tient compte que de l’ampleur des changements, et non de leur rythme. Les variations de température moyenne annuelle mondiale servent de données indirectes en ce qui concerne l’ampleur des changements climatiques, mais les effets dépendraient, entre autres, de l’ampleur et du rythme des changements mondiaux et régionaux du climat moyen, de la variabilité climatique et des phénomènes climatiques extrêmes, des conditions socio-économiques et de l’adaptation. GTI TRE Section 9.3.3 & GTII TRE Section 19.8.2

GTI TRE Section 9.3.3 & GTII TRE Section 19.8.2


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