Bilan 2001 des changements climatiques :
Rapport de synthèse
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Tableau 7–3 Résultats d’une comparaison entre les modèles fournie par une étude forum de modélisation sur l’énergie.a
a. Pertes calculées (en tant que pourcentage du PIB total) pour divers régimes d’échanges concevables associés à l’observation des engagements de Kyoto dans les pays visés à l’Annexe B.
Modèle
Pas d’échanges
Échanges Annexe 1
CANZ Etats-Unis OCDE
Europe
Japon CANZ USA OCDE Europe Japon
ABARE-
GTEM
AIM
CETA
G-Cubed
GRAPE
MERGE3
MS-MRT
RICE

1.96
0.59

1.83

2.02
1.83
0.96

1.96
0.45
1.93
0.42

1.06
1.88
0.94

0.94
0.31

1.50
0.81
0.99
0.63
0.55

0.72
0.25

0.57
0.19
0.80
1.20
0.78

0.23
0.36

0.72

1.14
0.88
0.54

0,47
0.31
0.67
0.24

0.51
0.91
0.56

0.13
0.17

0.61
0.81
0.47
0.13
0.28

0.05
0.13

0.45
0.10
0.19
0.22
0.30
b.Coûts marginaux de réduction (en 1990 dollars américains par t C ; objectif de Kyoto pour 2010).
Model CANZ Etats-Unis OCDE
Europe
Japon Échanges Annexe 1
ABARE-
GTEM
AIM
CETA
Fund
G-Cubed
GRAPE
MERGE3
MIT_EPPA
MS-MRT
RICE
SGM
WorldScan

425
147


157

250
247
213
145
201
46

322
153
168

76

264
193
236
132
188
85

665
198


227
204
218
276
179
159
407
20

645
234


97
304
500
501
402
251
357
122

106
65
46
14
53
70
135
76
77
62
84
20
c. Coûts de la mise en œuvre du Protocole de Kyoto pour les pays exportateurs de pétrole selon divers modèles.b
Modelc Without Tradingd With Annex I Trading With "Global Trading"

G-Cubed

GREEN

GTEM

MS-MRT

OPEC

CLIMOX

-25% revenus du pétrole

-3% revenus réels

0.2% perte de PIB

1.39% perte de bien-être

-17% revenus de l’Opep

n/d

-13 % revenus du pétrole
« perte beaucoup moins importante »
< 0,05 % perte de PIB
1,15 % perte de bien être
-10 % revenus de l’Opep
-10 % revenus de certains exportateurs de pétrole

-7 % revenus du pétrole
n/d

n/d
0,36 % perte de bien-être
-8 % revenus de l’Opep
n/d

a. Tableau 7–3a dérivé du TRE GTIII Tableau RT-5, Tableau 7–3b du TRE GTIII Tableau RT–4, et Tableau 7–3c du TRE GTIII Tableau RT–6.
b. La définition d’un pays exportateur de pétrole varie. Pour les modèles G-Cubed et OPEC, il s’agit des pays de l’Opep ; pour Green, d’un groupe de pays exportateurs de pétrole ; pour GTEM, du Mexique et de l’Indonésie ; pour MS-MRT, des pays de l’Opep plus le Mexique ; et pour Climox, des exportateurs de pétrole d’Asie occidentale et d’Afrique du Nord.
c. Les modèles indiquent les incidences sur l’économie mondiale en 2010, avec atténuation conformément aux objectifs du Protocole de Kyoto (en général dans les modèles concernant l’atténuation des émissions de CO2 d’ici 2010, plutôt que des émissions de gaz à effet de serre pour la période 2008–2012) obtenue en imposant une taxe sur le carbone ou des permis d’émissions aux enchères, avec recyclage des revenus par paiements forfaitaires aux consommateurs. Aucun bénéfice accessoire, tel que la réduction des dommages dus à la pollution atmosphérique locale, n’est pris en compte dans les résultats. d « Échanges » indique des échanges des permis d’émissions entre les pays. n/d = non disponible.


 
7.19

Les contrôles des émissions dans les pays visés à l’Annexe I entraînent des effets de « réaction en chaîne »16, bien établis, mais variés, sur les pays non visés à l’Annexe I.

  • Pays exportateurs de pétrole, non visés à l’Annexe I : Les analyses présentent les coûts différemment, y compris, entre autres, des réductions du PIB prévu et des réductions des revenus du pétrole prévus. L’étude contenant les coûts les plus faibles indique des réductions de 0,2 % du PIB prévu, sans échanges des droits d’émissions, et moins de 0,05 % du PIB prévu, avec échanges des droits d’émissions Annexe B en 201017. L’étude contenant les coûts les plus élevés indique des réductions de 25 % des revenus du pétrole prévus, sans échanges des droits d’émissions, et 13 % des revenus de pétrole prévus, avec échanges des droits d’émissions Annexe B en 2010 (voir Tableau 7–3c). A l’exception des échanges des droits d’émissions Annexe B, ces études ne tiennent pas compte des politiques et des mesures18 susceptibles d’atténuer les incidences sur les pays exportateurs de pétrole non visés à l’Annexe I, et, par conséquent, tendent à surestimer les coûts pour ces pays, ainsi que les coûts d’ensemble. Ces incidences peuvent être encore réduites par la suppression des subventions pour les combustibles fossiles, la restructuration des taxes sur l’énergie en fonction de la teneur en carbone, l’utilisation accrue du gaz naturel, et la diversification des économies des pays exportateurs de pétrole non visés à l’Annexe I.
  • Autres pays non visés à l’Annexe I : Ceux-ci peuvent être affectés négativement par des réductions de la demande d’exportation vers les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et par l’augmentation du prix des produits à forte teneur en carbone et d’autres produits qu’ils continuent d’importer. Ils peuvent bénéficier des réductions des prix des combustibles, de l’augmentation des exportations de produits à forte teneur en carbone, et du transfert de technologies et de savoir-faire écologiquement rationnels. Le solde net pour un pays donné dépend du facteur dominant parmi ces facteurs. En raison de ces complexités, il est difficile de dire avec certitude qui est gagnant ou qui est perdant.
  • Fuites de carbone : Étant donné la possibilité de réimplantation de certaines industries fortes consommatrices de carbone dans des pays non visés à l’Annexe I, et les répercussions plus étendues de l’évolution des prix sur les échanges commerciaux, les fuites de carbone pourraient atteindre 5 à 20 %19 . En raison des exemptions (pour les industries fortes consommatrices d’énergie, par exemple), les estimations de fuites de carbone les plus élevées sont peu probables, mais les coûts mondiaux augmenteraient. Le transfert de technologies et de savoir-faire écologiquement rationnels, non inclus dans les modèles, pourrait entraîner une diminution des fuites et, en particulier à long terme, pourrait largement compenser les fuites.
WGIII TAR Sections 8.3.2 & 9.3.1-2
7.20

Certaines sources d’émissions de gaz à effet de serre peuvent être limitées pour un coût social net nul ou négatif, de sorte que les politiques peuvent exploiter des possibilités « sans regrets » de type rectification des imperfections du marché, inclusion des bénéfices accessoires (voir Question 8) et recyclage des recettes fiscales pour financer des réductions des taxes génératrices de distorsions (« double dividende »).

  • Imperfections du marché : La réduction des défaillances institutionnelles ou du marché existantes et d’autres obstacles à l’adoption de mesures de réduction d’émissions rentables peut diminuer les coûts privés par rapport aux pratiques actuelles. Elle peut également réduire les coûts privés au plan général. .
  • Bénéfices accessoires : Les mesures d’atténuation des changements climatiques auront des effets sur d’autres problèmes sociétaux. Dans de nombreuses instances, la réduction des émissions de carbone, par exemple, réduira également la pollution atmosphérique locale et régionale. Il est probable que les stratégies d’atténuation auront également des incidences sur les transports, l’agriculture, les pratiques d’affectation des terres, et la gestion des déchets, ainsi que sur d’autres questions d’ordre social, comme l’emploi, ou la sécurité énergétique. Mais ces effets ne seront pas tous positifs ; une conception et un choix judicieux des mesures d’intervention seront davantage garants d’effets positifs, et limiteront les effets négatifs. Dans certains cas, l’importance des bénéfices accessoires de l’atténuation peut être comparable aux coûts des mesures d’atténuation, et vient s’ajouter au potentiel « sans regrets », bien qu’il soit difficile de faire des estimations et que celles-ci varient considérablement.
  • Double dividende : Les instruments (tels que les taxes, ou la vente ou l’achat des droits d’émissions) fournissent des revenus aux gouvernements. Si ces revenus sont utilisés pour financer la diminution des taxes génératrices de distorsions (« recyclage des revenus »), ils réduisent le coût économique de la mise en œuvre des réductions de gaz à effet de serre. L’importance de cette compensation dépend de la structure fiscale en place, du type de réductions d’impôts, des conditions du marché du travail, et des méthodes de recyclage. Dans certains cas, les bénéfices économiques peuvent dépasser les coûts d’atténuation.
WGIII TAR Sections 5.3-5, 7.3.3, 8.2.2, 8.2.4, 9.2.1-2, 9.2.4, 9.2.8, & 10.4


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